23.12.2007

Noël: réalité ou mystification ?

Noël : une réalité ou une mystification ?

L’année s’achève par les fêtes de Noël et de nouvel an…Une fois de plus l’actualité s’empare de cette opportunité pour proposer, par tous les médias possibles, toutes sortes de produits et de services.
Aujourd’hui, beaucoup de nos concitoyens sont stressés à l’approche de Noël : c’est la course à la consommation. Il s’agit de trouver le cadeau qui fera plaisir et d’éviter des déceptions qui seraient ressenties comme des échecs personnels…Cette période de l’année devient dès lors, pour tous ceux qui en ont les moyens, une course pour trouver tout ce qui est censé garantir le côté festif de l’évènement.
Les programmes télé, internet, les publicités de toute nature, proposent à longueur de journée une multitude de produits « indispensables » pour Noël. Il suffit de visiter une grande surface pour se faire une idée de ce que représente Noël pour le plus grand nombre : consommer, consommer et encore consommer, du moins pour ceux qui disposent des moyens financiers nécessaires. Il devient aussi évident que dans notre société en crise où beaucoup de gens vivent au seuil de la pauvreté ou carrément dans la misère, la fameuse « fracture sociale » se dessine de plus en plus…
La fête de Noël n’est-elle plus qu’un prétexte, un argument de consommation ? Une mystification ? Analysons les racines de ce phénomène : à l’origine, cette fête ne concerne que le monde chrétien.
On sait que pour les premiers chrétiens, la fête la plus importante était Pâques, parce qu’elle célébrait la résurrection de Jésus-Christ mort sur la croix. La naissance de Jésus n’est devenue fête que bien plus tard et était fêté le 6 janvier. Par la suite l’occident a repris la date du 25 décembre, jour qui avait été célébré par le « monde paien » qui vivait au rythme des solstices. La tradition de la crèche de Noël est très tardive et date du Moyen-Age (12e-13ème siècle/François d’Assise). Il devient dès lors évident que la « tradition de Noël » n’a pas de base historique établie et vérifiable. Pour le monde chrétien la seule référence à l’évènement de la naissance de Jésus, se trouve dans deux des quatre évangiles qui fondent la foi chrétienne : celui de Matthieu et de Luc. Or le contenu des évangiles (traduction : la bonne nouvelle) avait été, au départ, transmis oralement et rédigé bien plus tard. Ces « références » sont donc très facilement contestables et sont en fait aussi contestées par tous ceux et celles qui ne sont pas des « croyants ». Un contenu de croyance, de foi, est par essence, d’ordre subjectif et n’a aucun poids scientifique.
La narration de la naissance de Jésus devient d’autant plus problématique que, à la lecture attentive des évangiles de Luc et de Matthieu, des contradictions flagrantes apparaissent. Les généalogies divergent, les lieux aussi (pour l’un Marie et Joseph habitent à Nazareth et vont à Bethléem pour le recensement, c’est là que Marie accouche. Pour l’autre le couple apparemment habite déjà à Bethléem et Marie accouche en ce lieu..). L’évangile de Luc parle de la « crèche » dans l’étable où Marie accouche, faute d’avoir trouvé une place dans l’auberge. Il y est aussi question des bergers qui sont les témoins du l’évènement…Aucune trace de cela chez Matthieu qui lui, narre la visite des mages d’Orient..). Il devient clair que pour un « esprit cartésien » tous ces récits relèvent de la pure imagination et ne sont, de ce fait, pas crédibles. Plus encore, bien des gens s’irritent de cet état de fait et pensent qu’il serait grand temps de mettre fin à ce « mensonge » que les gens d’églises attachés à leur pouvoir sur les âmes humaines auraient inventé de toute pièce !
A ce titre, il est intéressant d’observer une discussion autour d’une table, dès lors que s’affrontent les opinions aussi divergentes que celles par exemple d’un homme du clergé, un athée, un philosophe, un commerçant, un citoyen croyant et un autre non-croyant ! Le prêtre dira en substance que tout est matière de foi et que l’homme a besoin d’une foi pour exister, pour espérer. Il ne s’arrêtera pas sur les contradictions des évangiles ou les réduira tout simplement à des styles de narration différents. En fait il sait qu’il ne dispose d’aucune explication plausible et crédible pour tous. Pour l’athée, Noël a été inventé pour assujettir les croyants. Un moyen d’aliénation qui existe depuis la mystification attachée pour lui à l’idée de l’existence d’un Dieu et encore plus celle concernant un fils qu’il aurait envoyé parmi les hommes. Le philosophe, selon qu’il sera croyant ou non, s’efforcera de démontrer que la transcendance, selon E. Kant, restera toujours du domaine du subjectif et de l’irrationnel. Le philosophe non-croyant ajoutera qu’il envie les hommes capables de « croire en une transcendance » car cela leur permet de vivre sans crainte même si le tout reste évidemment une illusion !
Le commerçant quant à lui, se positionnera dans la seule perspective de la « fête qui permet de faire plaisir aux autres…et à soi-même, étant donné que la tradition exige un échange de cadeau. Toute fête, religieuse ou laïque, reste un bon prétexte pour faire des affaires.
Le citoyen ordinaire se positionnera selon sa croyance ou non croyance. Le croyant s’appuiera sur une belle tradition dans laquelle il a vécu dès la prime enfance au contact de ses parents et qu’il continue à perpétuer. Noël, malgré toutes les servitudes qui s’y rattachent et les critiques qu’il suscite, garde pour beaucoup le caractère du merveilleux, du magique, auquel on ne voudrait pas renoncer. Le citoyen non-croyant ou agnostique verra, peut-être avec quelque irritation, un prétexte pour festoyer avec des amis et céder aux folies de Noël. Dans notre société de consommation engluée dans le matérialisme, le caractère spirituel attaché originellement à cette fête, perd de plus en plus en valeur. Que faire ?
Qui a raison parmi les « intervenants » de notre réunion imaginaire ?
Probablement chacun, selon « son angle de vision », «son point de vue » ! Mais finalement tous se retrouvent devant la même impasse : aucun ne peut démontrer que son point de vue est le plus près de la vérité. Les églises dites chrétiennes sont face à un monde qui a énormément changé. Notre société est continuellement confrontée aux progrès et aux défis des sciences. Le savoir scientifique s’est développé prodigieusement et affiche chaque jour les fruits de ses découvertes. Les arguments et les résultats des sciences sont bien plus directs et convaincants que ceux proposés par les religions. La conscience de l’homme contemporain a beaucoup évoluée. Au contact de la science et de la réalité matérielle, l’esprit humain est devenu plus critique et plus libre. L’homme d’aujourd’hui ne veut plus seulement croire : il veut comprendre. La spiritualité n’échappe pas à ce phénomène. Cette dernière peut-elle être « scientifique » ou est-t-elle condamnée à rester dans une subjectivité rassurante ? Un vieux thème philosophique s’affiche :
Peut-on (re)-concilier science et spiritualité ? Peut-on initier une « science spirituelle » qui satisfasse l’intelligence et le cœur ? La raison et l’esprit ?
Le grand philosophe, maître à penser visionnaire autrichien Rudolf Steiner (1861-1925) a initié une « science de l’esprit » qu’il a intitulé Anthroposophie (=la sagesse de l’homme). Son œuvre, très mal connue en France aborde tous les domaines de la vie sociale et de la spiritualité. Il expose dans son enseignement ses méthodes de travail et le résultat de ses recherches qui ouvre des perspectives nouvelles dans tous les domaines.
Rudolf Steiner a aussi analysé scrupuleusement les évangiles et consacré une grande partie de son enseignement à la Christologie. Les résultats de ses investigations apportent une réponse à toutes les questions évoquées plus haut. Ces connaissances apportent une lumière nouvelle sur le « Mystère de Noël », pour toutes celles et ceux qui veulent « comprendre ». Les textes de Rudolf Steiner sont aujourd’hui traduits dans toutes les langues usuelles et accessibles à tous. Il existe sur internet, divers sites consacrés à Rudolf Steiner (tenants et adversaires, bien entendu, à chacun de se positionner, en toute liberté). Nous recommandons aussi le site radher.free.fr (intitulé :
L’Anthroposophie et l’avenir du Christianisme) qui , dans le cadre de l’enseignement de Rudolf Steiner, présente un de ses élèves intimes qui a lui-même exposé magistralement l’œuvre du Maître : H.E. Lauer.
Une lecture attentive des livres de R. Steiner et de H.E. Lauer nous fait prendre conscience des problèmes de notre temps et entrevoir les possibilités offertes pour y trouver les remèdes appropriés.
La réponse à notre question : Noël est-il une réalité ou une mystification, la science spirituelle proposée par Rudolf Steiner peut nous la donner, si nous le voulons. Car une recherche de la vérité revêt toujours un caractère personnel. Il faut que nous fassions l’effort de penser par nous-même. Dans une de ses conférences tenues à Dornach (Suisse) devant des ouvriers, le 16 juin 1923, R. Steiner dit : « …on peut constater que les hommes ont peu à peu cessé de penser par eux-mêmes, pour ne plus penser qu’au travers des pensées de ceux qu’ils considèrent comme des autorités. Il faut que les hommes réapprennent de nouveau à penser par eux-mêmes, que chacun se remette à penser par soi-même, sinon, surtout s’il ignore l’existence d’un monde spirituel, il sera sans cesse influencé, mais dans le mauvais sens » !

C’est par sa propre pensée, sa propre réflexion, que chaque individualité arrivera à comprendre, à la lumière de l’enseignement de Rudolf Steiner, la réalité du monde spirituel et des mystères qu’il recèle. Sous ce jour , Noël reprendra sa véritable signification : un évènement de joie et d’espérance ! Noël qui unit tous les hommes et qui nous rapproche aussi, en ce temps privilégié, de ceux et celles qui ont quitté la terre. Joie des cœurs, joie des âmes, celles des bergers qui ont « vu » le ciel ouvert et l’ange leur annonçant la « bonne nouvelle ». L’expression jubilatoire du Moyen-Age « Noël, Noël, Noël !! » reprendra aujourd’hui son vrai sens.

09.09.2007

Quel est mon niveau de conscience ?

Tel monsieur Jourdain de Molière qui s’étonnait de « faire de la prose sans le savoir », nous utilisons notre conscience sans souvent nous en rendre compte ! Or notre prise de conscience est un facteur essentiel dans notre vie. En effet, pendant que nous dormons, nous n’avons pas conscience… Notre conscience de veille est bien différente de notre conscience de rêve…sinon nous n’aurions pas conscience d’avoir rêvé ! Cela n’est-il pas quelque peu curieux ? Pris dans le flux du quotidien, nous ne nous posons pas ces questions : tout va de soi, la vie est ainsi faite que « l’homme fonctionne ainsi »…
Or tout cela est-il tellement banal ? En quoi consiste en fait notre « conscience » ? Elle est l’aboutissement d’un mécanisme qui semble simple, mais qui est en réalité bien plus complexe. Notre « prise de conscience » s’appuie sur deux facteurs déterminants : la perception et la pensée. Si nous sommes en état de veille, nos « sens » (vue, ouie, odorat, toucher, goût..), nous transmettent des signaux qui seraient en fait inintelligibles si notre cerveau, notre pensée ne mettait une « étiquette » sur les phénomènes perçus. Ainsi une chaise, par ex., perçue par mes yeux ne serait pour moi qu’une forme incompréhensible, si ma pensée analytique n’ajoutait le « concept chaise ». C’est donc la jonction de la perception et de la pensée qui me révèle le sens de ce que je vois. Et tout phénomène de « prise de conscience » s’appuie obligatoirement sur ces critères.
Une des conséquences normales de ce phénomène, est que, dans la vie de tous les jours, notre « prise de conscience » s’étend à un nombre sans cesse croissant de perceptions qui sollicitent notre pensée, pour être comprises. Ce nombre incalculable de perceptions de toute nature, qui captent non seulement notre environnement mais aussi notre espace intérieur (nos sentiments, nos émotions, nos états d’âme ), sollicitent constamment notre activité pensante et marquent de leur empreinte notre être profond . Notre conscience évolue de la sorte et s’enrichit au fil des années, nos impressions s’accumulent dans l’espace de notre capacité du « souvenir » : notre conscience d’enfant n’est pas la même que notre conscience d’adulte…Elle n’est pas la même à 20, 40, 60, 80 ans…Notre état de conscience évolue sans cesse au courant de notre vie, nos expériences se diversifient et se multiplient.. Nous sommes capables de mûrir , de changer nos comportements, de devenir plus intelligents et d’un point de vue philosophique, parfois plus sages . Un des buts de la vie consisterait-il à vivre des expériences de réussites, d’échecs, de joies, de peines…pour apprendre et changer c. à d. élargir constamment notre champ de conscience ?
Notre société occidentale essentiellement matérialiste, se définit comme « scientifique » et s’affirme par deux axiomes :
- la seule réalité est la réalité physique, matérielle,
- toute réalité physique s’appuie sur des lois qui expliquent la genèse et le fonctionnement des êtres et des choses.
Dans cette approche, toute réalité spirituelle est exclue, car elle n’appartient pas au domaine du visible. L’histoire de l’univers et du monde en particulier, doit dès lors être explicable « matériellement et scientifiquement ». Les spécialistes parlent du « big bang », d’une sorte d’explosion originelle qui aurait mis en route une évolution dont l’aboutissement serait notre terre actuelle avec sa faune, sa flore et tous les règnes de la nature qui incluent aussi l’homme. Le tout serait le résultat d’une dynamique que le grand scientifique et prix Nobel, Jacques Monod, définit comme celle du « hasard et de la nécessité ». Dans cette perspective, « l’ours blanc » est devenu ce qu’il est, parce qu’une « suite de hasards » aurait fait que ses gènes se sont structurés pour aboutir à ce que nous appelons « ours » et s’il est de couleur blanche , ce serait par « nécessité », car cela s’avère utile d’être blanc, pour une bête vivant dans le grand nord ... Il ne s’agit, ici, nullement de contester le bien-fondé de la thèse de J. Monot, pour affirmer une opinion « anti-évolutionniste ». Mais cette assertion suffit-elle vraiment à assouvir notre curiosité, répondre à nos questions et à notre désir de vouloir comprendre ? Quand nous songeons à l’extrême complexité de notre propre être, cette explication nous suffit-elle ? Combien de « hasards et de nécessités » se sont succédés pour « construire » ce que je suis ? Si l’être humain n’est que le résultat des effets conjugués du hasard et de la nécessité, comment saurait-il se percevoir et s’affirmer comme un être responsable et libre ? La science nous apprend que tout s’explique par des causes et des effets. Les œuvres de nos plus grands artistes sont le résultat d’une volonté créatrice et d’une vision préliminaire imaginative de l’artiste. Comment admettre que les merveilles de nos cultures ne seraient que l’aboutissement d’un enchaînement de hasards et de nécessités ? Notre bon sens et notre raison refusent de le croire. Devons-nous accepter sans discernement toutes les thèses et assertions dès lors qu’elles proviennent d’autorités scientifiques ? Ou encore dans un autre contexte que représentent les médias, dont l’influence est aujourd’hui prédominante, devons-nous nous aligner sur telle ou telle opinion ou affirmation ? Un exemple parmi d’autres : quand plusieurs accidents d’avions se suivent, les journalistes parlent de la « loi des séries »…Cela a-t-il vraiment un sens ? C’est un peu comme si on parlait de « la loi du destin »…La définition de « loi » dans ce contexte, selon le Larousse est : « ce qui impose un évènement ». Or, si on reste dans un contexte purement matérialiste et scientifique, il faudrait fournir, dans ce cas de figure, une explication sur la signification véritable de ce « ce » quelque peu mystérieux qui impose par ex. la fatalité liée à une succession de catastrophes aériennes…Comment cela est-il possible, tout en restant dans la réalité physique, tangible et vérifiable : on est là devant une impossibilité flagrante ! Mais cela est tellement rassurant de fournir une « explication », même si elle est vide de sens…
A partir de telles petites expériences de la vie, nous pouvons « tester » notre niveau de conscience pour aborder les êtres et les évènements en profondeur. Restons-nous en « marge », à la surface des êtres et des évènements ou notre conscience nous pousse-t-elle plus loin, pour chercher la vérité, à la lumière de notre propre intelligence, notre bon sens, notre capacité de jugement ?
Tout ce qui s’est passé dans l’histoire des hommes peut être analysé sous l’angle de la conscience des peuples, des individus. Si nos comportements ont changé au courant de l’histoire c’est parce que notre niveau de conscience a évolué au fil du temps, au contact d’expériences nouvelles, par l’acquisition de connaissances nouvelles, grâce notamment à nos propres études sur des sujets divers. A l’opposé nous pourrons trouver des niveaux de conscience qui stagnent ou régressent, par ex. dans toutes les formes d’intégrisme, de fanatisme, de conservatisme, dont nous mesurons aujourd’hui les dangers.
Nous avons essayé d’esquisser, très brièvement, l’importance du « niveau de conscience » dans l’évolution des sociétés et de chaque individu en particulier. Un des domaines les moins « explorés » aujourd’hui est celui de « l’expérience humaine intérieure ». Dans notre monde matérialiste, tout est axé sur la vie extérieure, physique, matérielle. D’innombrables publicités, émissions télévisées, publications diverses se consacrent à « l’aspect physique » des choses et des êtres humains. La beauté, le maintien de la jeunesse, la séduction physique sont autant de thèmes proposés pour vendre des produits commerciaux de plus en plus « performants » ! Au-delà des instincts primaires et des émotions basiques, superficielles utilisées à seule fin de pouvoir « vendre », la vie intérieure humaine n’est guère sollicitée et encore moins nourrie...
Hors « l’introspection philosophique », souvent livresque, on s’interroge très peu sur notre vie intérieure, c. à d. sur notre espace personnel, subjectif : « notre âme ». Or, la « prise de conscience » ne concerne pas seulement notre vie et nos perceptions extérieures, mais aussi notre vie et nos perceptions intérieures… Avons-nous déjà vécu l’expérience de ces dernières ? Le grand philosophe, penseur et ésotériste autrichien Rudolf Steiner (1861-1925) a consacré sa vie à cette recherche. Son œuvre immense et son enseignement sont aujourd’hui accessibles à tous. Il propose, entre autres, un chemin initiatique où, en toute liberté, chaque individualité peut découvrir sa dimension intérieure, sa véritable nature et accéder à des dimensions fermées à la seule approche matérielle. Chacun peut faire l’expérience personnelle de l’existence d’autres « espaces » que celui de la matérialité. Car pour connaître les dimensions spirituelles, il faut pouvoir en faire personnellement l’expérience, sinon tout reste pure théorie. R. Steiner propose des moyens d’investigation du monde spirituel qui ouvrent la voie à de nouvelles connaissances. Les perceptions et pensées focalisées sur notre dimension intérieure, élargissent et enrichissent progressivement notre champ de conscience . L’être humain fait alors l’expérience que derrière le monde matériel physique existe un monde « spirituel » qui le génère et l’anime. Cette « découverte personnelle » changera son point de vue habituel, ouvrira sa conscience à d’autres réalités, d’autres vérités plus importantes. Grâce à sa conscience élargie, il pourra trouver les vraies réponses à ses questions existentielles. Sa vie quotidienne en sera changée et prendra un nouveau « sens ».
R. Steiner, par son enseignement connu sous la dénomination Anthroposophie, nous rend attentifs à la nature profonde de notre être, qui est d’essence spirituelle. Pour tous ceux et celles qui sont en recherche pour trouver le sens de la vie, de la mort, de la nature véritable de l’être humain, de celle de la liberté, de la dimension christique dans l’histoire et l’évolution humaine, l’œuvre de R. Steiner peut être un grand enrichissement.
Il existe le site radher.free.fr ( « Anthroposophie et Christianisme ») qui offre la possibilité d’approcher, en toute liberté, les questions soulevées dans le texte ci-dessus. Un élève proche de R. Steiner, le Dr.H.E.Lauer a consacré un grand nombre d’ouvrages qui soulignent l’utilité de l’Anthroposophie pour analyser les causes des difficultés de notre temps et proposer des voies nouvelles pour essayer de trouver des solutions adaptées aux problèmes actuels. Car il faut vraiment une nouvelle « prise de conscience » pour comprendre ce qui se passe dans le monde, connaître l’être humain dans sa totalité de corps physique + âme (vie intérieure) + esprit (sa pensée) et construire une société adaptée à ces réalités. Pour sortir de l’impasse d’une vision matérialiste et inhumaine de notre société, il faut faire l’effort d’une nouvelle prise de conscience. Il s’agit d’un parcours personnel, basé sur la liberté individuelle et la volonté de « dépassement » dans tous les sens du terme. Aller au-delà de sa nature physique pour découvrir ses racines véritables qui sont de nature spirituelles.

25.04.2007

Crises de société ? Symptômes d'une dérive profonde ?

Nous percevons aujourd’hui, dans tous les domaines de la vie sociale, des crises qui sont autant de symptômes d’un malaise profond. Notre société, souvent repliée sur elle-même, s’est habituée à vivre dans un monde chaotique, de plus en plus inégalitaire et injuste où les richesses se trouvent concentrées dans les pays industrialisés. Le reste de l’humanité est condamné à la malnutrition voire la famine et la misère avec toutes ses conséquences tragiques. Ce contraste terrible s’affirme de jour en jour davantage.
Mais la richesse du monde occidental n’est qu’apparente et cache bien des aspects moins reluisants. Nous ressentons chaque jour que le bien-être et la sécurité sont très fragiles. Aujourd’hui les signes de précarité se révèlent de plus en plus : chômage, exclusions, dangers de régressions sociales. Le libéralisme commercial selon le modèle américain qui prolifère dans le monde, la mondialisation du commerce, présentent de grands dangers s’ils ne sont pas maîtrisés et « humanisés ». Le progrès n’est jamais immoral en soi, il le devient s’il est le prétexte d’agissements qui asservissent l’être humain. Au nom du progrès, on peut utiliser les techniques nouvelles pour instaurer la domination de l’homme par l’homme. Il devient alors une autre forme pernicieuse de « lutte des classes »…
Nous pouvons observer, jour après jour, une société de plus en plus enlisée dans de multiples contradictions. Le modèle de « bonheur proposé » est celui de la consommation à outrance, avec toutes les dérives et frustrations qui en découlent. La motivation de l’homme moderne se résume en peu de mots: « gagner vite beaucoup d’argent pour consommer de plus en plus »…L’argent comme gage de réussite et d’affirmation de soi…Bien des jeunes rêvent d’une telle réussite…Mais cette vision matérialiste de la vie fait des ravages dans toute la société..
L’homme contemporain est souvent dépressif, inquiet, parfois suicidaire.
Il se sent de plus en plus abandonné, « jeté », dans une société qui, dans la course à la performance, n’a apparemment plus le temps, ni la force de s’occuper des « maillons faibles »…
Les religions sont en perte de vitesse. Dans une approche où sciences et foi sont inconciliables, ce sont en définitive les sciences basées sur la réalité matérielle qui emportent toujours la victoire, selon la formule : « il n’y a d’autre réalité que la réalité matérielle ». Dès lors, les religions restent, aux yeux de beaucoup « une invention pour rassurer les hommes qui ont peur de mourir, de disparaître »…Certaines religions, à défaut de pouvoir convaincre, se réfugient dans le dogmatisme, l’intégrisme, parfois la violence.
Il devient alors très difficile de trouver des solutions aux problèmes sociaux, capables de réconcilier tous les hommes. Les hommes ne seraient-ils pas tous semblables ? On a cru, à un certain moment, que les sciences, qui ont une vocation d’universalité, parviendraient à réaliser cet idéal. Il faut hélas, constater que finalement les scientifiques sont « aussi » des hommes, avec leurs faiblesses, leurs limites, leurs contradictions. Ils ne sont pas incorruptibles… Les sciences sont par définition objectives , impartiales… Les scientifiques souvent tributaires d’intérêts économiques considérables, ne s’inscrivent pas toujours dans une dynamique de vérité et de liberté. Il suffit d’observer par exemple les débats concernant les OGM …Les tenants d’ intérêts financiers exercent des pressions violentes, utilisant toutes les stratégies dont des publications « d’experts scientifiques » gagnés à leur cause, pour contrer la très grande majorité de consommateurs opposés à la prolifération d’un produit non testé à long terme et dont les « bénéfices » pour l’homme sont plus que contestables. Une des graves conséquences déjà connues aujourd’hui est la contamination de la culture biologique. On pourrait aussi évoquer les nombreuses et inquiétantes malformations congénitales décelées (en Allemagne) sur le bétail nourri d’aliments comportant des OGM.


On ne peut, évidemment, nier le progrès et revenir en arrière…Les ordinateurs et autres appareils électroniques, par exemple, sont devenus indispensables dans la société d’aujourd’hui. Tout doit aller vite.. encore plus vite..il faut « économiser du temps qui est de l’argent » ! Il faut produire « vite et beaucoup » face à un marché concurrentiel où l’efficacité est le seul gage de survie. Mais tout cela ne fonctionne, bien entendu, que si la « demande » existe…Il faut donc consommer beaucoup, afin que l’on puisse produire beaucoup ! Il faut aussi inventer de nouveaux « besoins » pour pouvoir vendre ! Dans notre type de société, l’individualité n’a de poids, d’existence, que par sa qualité de consommateur. L’idéal de vie proposé « au consommateur » se résume en peu de critères : gagner de l’argent pour consommer de plus en plus de biens et prestations de services de toutes natures. L’économie d’aujourd’hui ne se limite nullement à couvrir les besoins primaires et naturels de l’homme, mais se doit de susciter constamment des besoins nouveaux, créés artificiellement, par les moyens considérables de la publicité. Des budgets énormes sont dépensés pour imposer aux consommateurs de nouveaux produits. Tout cela aussi géré de manière professionnelle et « scientifique ».. !

Un nouveau type de guerre et d’affrontement est né : la guerre économique, au nom du profit et du pouvoir de l’argent. La loi de la concurrence engendre de nouveaux cauchemars pour l’individu : nécessités de qualifications de plus en plus grandes , efficacité, flexibilité, disponibilité constante …Nécessité de s’adapter continuellement aux nouvelles techniques et accepter un emploi qui changera probablement plusieurs fois dans la vie. Telle est la réalité quotidienne à laquelle nous sommes tous confrontés et qui présente tous les symptômes d’une vie sociale menacée de dérives profondes. Notre société est de plus en plus inhumaine. Le monde devient invivable…

Comment rendre notre société plus humaine ? L’évidence est de dire « notre vie sociale ne peut redevenir humaine que si elle est conforme à l’homme ». Ce qui semble a priori une « lapalissade », cache cependant une vérité profonde : la vie sociale contemporaine ne répond pas aux aspirations profondes de l’être humain. L’homme ne se réduit pas à sa seule dimension physique. Il n’est pas seulement « l’animal le plus évolué » dans la perspective darwiniste. S’il n’était que cela, les possibilités offertes par le monde de la consommation devraient le rendre pleinement heureux . Ce n’est pas le cas, les biens matériels proposés ne lui donnent qu’un bonheur très éphémère . Le nombre de personnes souffrant psychiquement augmente sans cesse. Celui des suicides aussi, touchant aussi bien les jeunes que les aînés confrontés au stress insupportable du monde du travail. Cette constatation est plus qu’alarmante.

Non, l’être humain est plus qu’un corps physique : il a ses pensées, ses réflexions, ses recherches existentielles, sa quête de vérité, d’absolu, tout ce que les anciens dénommaient « esprit »… Il a aussi sa vie intérieure, ses émotions, ses joies, ses peines, son besoin d’aimer et d’être aimé, ce qui « l’anime » et que l’on désigne par le terme « âme ». Dans le Nouveau Testament, St-Paul qui connaissait bien la culture grecque, parlait de « l’homme pneumatique » (du grec pneuma = esprit) et « psychique » (psyche = âme). Les anciens savaient que l’être humain était à la fois « corps » (aspect matériel, physique visible) , « âme « (vie intérieure, non visible physiquement) et « esprit » (sa dimension spirituelle, non visible physiquement). C’est dans cette perspective que dans l’Evangile de Matthieu (22/37), Jésus reprend à son compte les termes du Deutéronome pour définir le plus grand des commandements : « Tu aimeras le Seigneur de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».
L’Eglise chrétienne primitive admettait donc que l’être humain était à la fois corps, âme et esprit. Ce n’est qu’au Concile de Constantinople en l’an 869, qui opposa l’Eglise de Bysance à celle de Rome que l’être humain fut réduit à ses « composantes corps et âme »..Il s’agissait, à l’époque de désavouer et de faire condamner pour hérésie un des représentants de l’Eglise d’Orient : le fameux théologue et spécialiste du Droit canonique PHOTIOS (820-896). Ce dernier avait dit que l’être humain possède, en plus de son corps, une « âme inférieure » et une « âme supérieure » qui est sans péché…Il reprenait en fait l’idée grecque (reprise comme mentionné plus haut par St-Paul et l’Eglise d’Orient) de « l’homme psychique (= âme) » et de « l’homme pneumatique (= esprit)..Il considérait que cette « âme supérieure » (donc l’esprit) était « sans péché », parce que par nature, elle est spirituelle, donc non corruptible..L’Eglise de Rome prit donc prétexte de la qualification des « deux âmes » par Photios, pour dire que c’était une invention diabolique et souligner que ni dans l’Ancien, ni dans le Nouveau Testament, il n’était question de deux âmes… ! L’idée « d’âme supérieure » (selon Photios), en fait un synonyme « d’esprit », fut condamnée et Photios déclaré hérétique..Le Concile déclara solennellement que l’homme n’était constitué que d’un corps physique et d’une âme. « Exit l’esprit ! »
Au 19/20ème siècle, les sciences ont réduit l’être humain à sa dimension organique physique. Sous cette optique, les facultés du « penser et ressentir humain » ne sont que des émanations, des conséquences de l’organisation matérielle physique… »Les états d’âme » ne sont dès lors que le résultat de processus chimiques complexes de l’organisme…Les psychologues et psychiatres se sont alors spécialisés dans l’étude d’une « âme » qui devenait par là « gérable et influençable » par diverses techniques… « Exit l’âme comme vie intérieure secrète et inviolable » !
Dépouillé successivement de ses composantes « esprit » et « âme », l’homme est aujourd’hui réduit à sa seule existence matérielle. Les conséquences tragiques qui en découlent peuvent se mesurer quotidiennement.


Ce n’est qu’en tenant compte de « l’être humain » dans sa totalité, que nous arriverons à mieux nous comprendre nous-mêmes, par là aussi à être en empathie avec les autres. C’est dans cette approche « identitaire » avec les autres, que se dessineront aussi les besoins sociaux et que pourront être trouvées des solutions vraiment adaptées.

Le grand penseur visionnaire autrichien Rudolf Steiner (1861-1925) a proposé à travers son enseignement une nouvelle image de l’homme. Son « Anthroposophie » ou « science de l’esprit » expose une analyse en profondeur de l’identité et de la vocation humaines. Pour toutes les personnes en recherche, cette approche ouvre vraiment de nouvelles perspectives. Le site http://radher@free.fr va dans ce sens et propose des textes inédits du Dr. H.E. Lauer 1899-1979 (un élève de R. Steiner) qui a consacré une vie entière à se pencher sur les problèmes de la société actuelle.

16.04.2007

Retrouver son identité profonde ? Une nouvelle prise de conscience ?

Il existe un site intitulé "Anthroposophie et Christianisme", sur free (http://radher.free.fr), qui trace une vision du Christ très éloignée de celle d'un historien tel Ernest Renan ou encore de celle des représentants du christianisme officiel. Ces derniers se limitent la plupart du temps à esquisser le portrait de "Jésus de Nazareth", l'homme "simple et humble", qui parle souvent par paraboles, s'attirant l'inimitié des religieux officiels. Cette approche "historique et physique" estompe parfois l'essentiel : la dimension cosmique, transcendante de "Jésus-Christ" le ressuscité. Rudolf Steiner, le philosophe et penseur visionnaire autrichien, qui a fondé au siècle dernier l'Anthroposophie ou "science de l'esprit", présente le Christ comme "le centre de tout l'univers" : Il est le "Logos" évoqué au début de l'Evangile de St-Jean, "Il est à l'origine de tout ce qui est, donc aussi de l'humanité, qu'Il accompagne, qu'Il conduit à travers toute l'évolution, toute l'histoire des hommes. Teilhard de Chardin avait, lui aussi, esquissé une évolution initiée et guidée par l'Entité christique.

L'Anthroposophie fondée par Rudolf Steiner est à la fois un enseignement touchant les origines et la nature spirituelle de l'être humain, le sens de l'évolution, la vocation humaine dans son cheminement terrestre et aussi un chemin libre d'initiation, pour toutes celles et ceux qui veulent trouver une réponse à la question essentielle: qui suis-je ? Quel est le sens de ma vie ? L'étude des ouvrages de Rudolf Steiner, qui abordent des domaines aussi variés que l'éducation, la médecine, l'agriculture, le domaine des activités sociales, la Christologie etc...(plus de 450 livres et publications diverses, reprenant pour une grande part, les centaines de conférences publiques tenues par R. Steiner), permet, en toute liberté, une progression vers une prise de conscience sans cesse élargie. Dans un ouvrage fondamental intitulé "La philosophie de la liberté", Rudolf Steiner analyse en profondeur la nature, l'étendue et la fonction de la pensée humaine. Il devient évident (et chaque individualité pourra elle-même en faire l'expérience), que l'être humain ne peut être libre que dans sa possibilité de "maîtriser son "penser" : choisir lui-même librement le "contenu de sa pensée", approfondir ce contenu par un acte libre et volontaire, pour parvenir à une connaissance approfondie des êtres et des évènements.

Loin de toute contrainte, de tout dogmatisme, de toute volonté de domination, Rudolf Steiner encourage chaque individualité à accorder une confiance totale en sa capacité de pouvoir "penser" et "réfléchir", en profondeur et par là , accéder à de nouvelles connaissances. Ces connaissances 'trouvées et mûries" en soi-même prendront pour elle le caractère de "découvertes', de "révélations" qui seront "ses convictions personnelles", ses "évidences" plus convaincantes que toute preuve matérielle tangible. "Plus nous réfléchirons, plus nous prendrons conscience de notre véritable identité, de la signification des évènements qui nous entourent...Nous y discernerons les symptômes des défis de notre temps, les problèmes qui ne pourront être solutionnés que si nous nous concentrons sur l'être humain dans sa totalité : l'être humain est "trinitaire" , il est un "corps physique" + "une âme"(sa vie intérieure, ses sentiments, ses joies et souffrances intérieures etc..) + "un esprit" (sa faculté de se mettre en osmose, par sa pensée, avec les mondes supra-sensibles).

Il devient tout à fait évident, logique, que notre société, à l'avenir, ne pourra changer que par une prise de conscience individuelle, loin de tout "esprit de groupe", de toute influence extérieure. Dans cette approche, toute forme de guerre religieuse sera écartée. Dans l'enseignement de Rudolf Steiner, c'est le Christ qui est fédérateur de l'humanité : "le Christ est mort et ressuscité pour tous les hommes" (donc aussi pour les athées, agnostiques et fidèles d'autres religions). Le "Mystère du Golgotha" transgresse le temps et l'espace, touche l'humanité entière... Le Christ accompagne chaque être humain, quelles que soient sa culture, sa race, sa religion. Et ce cheminement dépasse largement le cadre d'une seule vie humaine...

L'Anthroposophie ne saurait être dissociée du Christ. C'est précisément dans cette optique, que "la science de l'esprit" (une ineptie pour l'approche kantienne "scientifique") devient une réalité. Le livre passionnant de Hans Erhard Lauer, un élève de Rudolf Steiner, intitulé "L'Anthroposophie et l'avenir du Christianisme", décrit le rapport du Christ à l'humanité. L'être humain contemporain, placé dans un monde "scientifique" qui propose des connaissances, éprouve de plus en plus de difficultés à "croire le fait religieux". Le livre magistral de H.E. Lauer prouve que "sciences et spiritualité" sont conciliables, à condition d'avoir la bonne approche.

Ce message veut encourager toutes celles et tous ceux qui "sont en recherche", qui "veulent comprendre" qui s'interrogent sur le sens de la vie humaine, le sens de la mort, de la nature et du sens de l'amour, à lire des ouvrages de R. Steiner (qui ont été traduits dans toutes les langues) . Le site déjà mentionné plus haut (http://radher.free.fr), donne tous les détails sur l'oeuvre de R. Steiner et celle de H.E. Lauer. Il ouvre aussi la possibilité de poser des questions et de faire des commentaires.

"La vérité devra continuellement être annoncée aux hommes sous de nouvelles formes et en d'autres termes. Car les besoins de l'humanité changent d'époque en époque. La nôtre réclame une révélation nouvelle, une expression nouvelle de cet évènement décisif pour toute l'évolution : l'évènement christique. C'est cette nouvelle forme d'annonciation que l'Anthroposophie souhaite apporter". Rudolf Steiner

"Il est à espérer que, si loin que puisse aller l'humanité sous l'influence du matérialisme, dans le rejet des anciennes représentations du Christ, la nouvelle science spirituelle rendra le Christ à l'humanité. Car cette science spirituelle n'en parle pas par référence à des théories, mais en se souvenant de la parole même du Christ : "Je suis avec vous jusqu'à la fin des temps". Depuis le "Mystère du Golgotha", le Christ est là, autour de nous. Nous pouvons le trouver dans le monde où nous sommes, où Il est présent, non sous une forme physique, mais en tant qu'Entité spirituelle". Rudolf Steiner